Rivarol : Requiem pour la liberté de la presse et la liberté de l’esprit.

RIVAROL :

« LES ORGANISATIONS JUIVES le réclamaient depuis longtemps à cor et à cri, le gouvernement s’exécute. Le ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé, sur le site Internet du Journal du dimanche, le 15 juin, qu’elle envisageait de sortir l’injure et la diffamation à caractère raciste ou antisémite de la loi de 1881 sur la liberté de la presse pour les inscrire dans le code pénal ordinaire. Autrement dit tout écrit jugé raciste, antisémite, négationniste ou homophobe ne pourra plus bénéficier des dispositions relativement protectrices (quoique de moins en moins) du droit de la presse mais sera considéré comme un délit de droit commun au même titre qu’un vol, un cambriolage ou une agression physique. Ce qui permettra d’appliquer au prévenu la détention préventive, la comparution immédiate et de mettre en œuvre des peines plus rapides et plus sévères et un régime carcéral moins favorable. Le garde des Sceaux a annoncé, dans ce même entretien, qu’elle allait solliciter, avant d’envisager une réforme législative, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) sur la sortie de certaines infractions de la loi sur la presse pour les inscrire dans le droit pénal ordinaire. Nicole Belloubet va constituer un groupe de travail composé de parlementaires, de magistrats ou d’avocats qui rendra sa copie à l’automne. On peut s’attendre au pire.

Encore une fois, les pouvoirs publics cèdent aux injonctions du Lobby et singulièrement de la LICRA qui exige depuis des années que l’on sorte les « incitations à la haine raciale ou religieuse » de la loi sur la presse pour en faire des délits de droit commun. Des magistrats approuvent la demande de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme. « Avec l’évolution des médias et des réseaux de diffusion de l’information, la loi n’est plus adaptée pour réprimer ces discours de haine », tranche Catherine Champrenault, procureur général auprès de la cour d’appel de Paris, dans une tribune publiée le 6 juin par Libération. Pour ce haut magistrat, les mesures de la loi de 1881 « sont devenues de véritables facteurs d’obstruction à l’application de la loi pénale » alors que « l’expression raciste ou antisémite n’est pas une opinion mais un délit, en ce qu’elle sape les principes de liberté, d’égalité et de fraternité qui fondent notre pacte républicain ». Qu’on se rassure : le sionisme et les discours qui justifient l’oppression et le massacre des Palestiniens ne sont et ne seront nullement concernés par cette évolution législative. En revanche, tous ceux qui s’opposent à l’immigration de masse, contestent les prétentions d’un certain lobby à tout diriger et à tout régenter, défendent la famille et la morale traditionnelles et combattent les revendications chaque jour plus folles du lobby LGBT, tous ceux qui expriment des doutes sur la version officielle et obligatoire de la dernière guerre mondiale, tous ceux-là sont dans le viseur et seront sévèrement réprimés. Bien plus encore qu’ils ne l’ont été jusqu’à aujourd’hui.

AU FIL DES années et des décennies, la loi sur la liberté de la presse de 1881 a été démantelée : avec la loi Pleven en 1972 créant un délit d’incitation ou de provocation à la haine raciale et religieuse, avec la loi Gayssot en 1990 introduisant le délit de contestation de l’existence de crimes contre l’humanité, avec la loi Perben et la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) en 2004 créant un ahurissant délit d’homophobie. Le gouvernement, sur ordre des organisations communautaires, entend achever le détricotage de cette loi en sortant du droit de la presse toutes les infractions qui déplaisent particulièrement au Lobby. Jusqu’en 1972, la loi du 29 juillet 1881 apparaissait comme une loi fondamentale pour les libertés publiques en France. La règle était la liberté, l’exception était la restriction de la liberté. Elle garantissait, au moins sur le papier, la liberté de la presse et protégeait en grande partie les journalistes.

Si les pouvoirs publics vont au bout de leur démarche, ce que l’on peut craindre légitimement, c’en sera fini des dernières libertés qu’il restait encore aux publicistes, aux penseurs, aux écrivains, aux journalistes, aux polémistes, aux pamphlétaires. Déjà réduites comme peau de Chagrin, ces libertés ne seront alors qu’un lointain souvenir. Sur Russia Today, le media de Moscou, Alexandre Humbert Dupalais, avocat spécialiste du droit de la presse, s’inquiète fort justement des comparutions immédiates invoquées par le ministre. « Si demain on peut se retrouver au pénal et être condamné pour avoir émis une opinion sur un sujet qui fait débat, c’est une atteinte évidente à la liberté d’opinion et de la presse. » A la vérité, c’est surtout ce qui ne plaît pas à Tel Aviv et à la synagogue qui sera formellement interdit !

COMME si cette évolution vers un régime tyrannique ne suffisait pas, Laetitia Avia, porte-parole de la République en marche, a récemment déposé une proposition de loi visant à lutter plus efficacement contre la « cyber-haine ». Cette initiative prise à la demande de Macron qui lui-même avait obéi aux injonctions du CRIF et qui l’avait évoqué lors de son allocution en février dernier devant le Sanhédrin obligera les hébergeurs (Google, Facebook, Twitter, YouTube, Amazon…) à supprimer sous 24 heures les « contenus haineux » sous peine d’amende pouvant aller jusqu’à 3 % du chiffres d’affaires mondial annuel, soit plusieurs dizaines de millions d’euros par infraction. Ce que le Système appelle « contenu haineux » est tout ce qui est jugé raciste, antisémite, négationniste, homophobe ou complotiste par les puissants qui nous oppriment. Comme tous ces géants du Web sont des sociétés privées voulant faire du profit, il est facile de deviner que, par principe de précaution, ils censureront de manière préventive tous les comptes et les messages qui leur apparaîtront ou qu’on leur désignera, selon la pratique de la délation si répandue sur la Toile, comme un tant soit peu dangereux. Bref la loi des suspects va fonctionner à plein régime. L’on va couper les têtes sans hésiter. Pour s’assurer d’ailleurs que rien ne puisse apparaître sur la Toile qui déplaise à la communauté organisée et donc pour censurer les révisionnistes et les nationalistes des pays occidentaux, Facebook, Google, Microsoft recrutent actuellement de manière massive des agents du renseignement militaire israélien. Les grandes entreprises du numérique américaines sont graduellement infiltrées par le renseignement militaire israélien. Un article du site de gauche Mint Press reproduit par Démocratie participative détaille comment l’oligarque juif Paul Singer opère aux côtés du Mossad pour espionner et censurer le web occidental.

Cet article mérite qu’on le cite longuement tant il permet d’éclairer ce qui se passe actuellement : « Les connexions entre le SUNC et l’Unité 8200 sont troublantes pour plus d’une raison, l’une d’entre elles étant que l’Unité 8200, souvent comparée à la NSA américaine, est étroitement coordonnée avec l’agence de renseignement israélienne, le Mossad, et récolte près de 90 % des renseignements obtenus par le gouvernement israélien selon son ancien directeur, Yair Cohen. Cohen a déclaré à Forbes en 2016, “il n’y a pas d’opération majeure, de la part du Mossad ou de toute autre agence de renseignement sécuritaire, où le 8200 n’est pas impliqué”.

Pour des raisons évidentes, le fait qu’une organisation fondée par un milliardaire américain promeuve activement la présence d’anciens agents du renseignement militaire dans des compagnies étrangères, spécifiquement des entreprises américaines, tout en promouvant le transfert d’emplois et d’investissement dans ce même pays est très troublant. Un fait est particulièrement troublant : depuis la fondation du SUNC, le nombre d’anciens membres de l’Unité 8200 à des postes clés dans des compagnies technologiques américaines a explosé. Une analyse non-exhaustive conduite par Mintpress sur 200 comptes LinkedIn d’anciens officiers du renseignement militaire israélien démontre que nombre d’anciens membres de l’Unité 8200 occupent des positions importantes dans la gestion ou la direction de Microsoft, Google, Facebook.

Chez Microsoft, les managers d’au moins 15 produits et programmes de l’entreprise — y compris les managers les plus importants pour l’ingénierie, la stratégie des produits, les analyses des menaces et le business du renseignement dans le cloud — ont publiquement listé leur affiliation avec l’Unité 8200 sur LinkedIn. En outre, le manager général du centre de recherche et développement israélien de Microsoft est également membre de l’Unité 8200. Au total, sur les 200 comptes analysés, 50 travaillent actuellement pour Microsoft.

De manière similaire, chez Google, 28 anciens membres de l’Unité 8200 ont été identifiés par leurs comptes LinkedIn. Parmi eux, le directeur de Google pour l’ingénierie, son manager partenaire pour la stratégie, deux marchés pionniers pour la croissance du groupe, son manager technique et six managers de produits et programmes, y compris le manager pour les recherches sur la confiance et la sécurité de Google.

Facebook a également plusieurs membres de l’Unité 8200 dans ses positions clés, mais moins que chez Google et Microsoft. Mintpress en a identifié au moins 13 travaillant chez Facebook, y compris son directeur pour l’ingénierie, son manger principal pour la Wifi express. Un fait notoire : Facebook a passé ces dernières années à collaborer avec le gouvernement israélien pour faire taire ses critiques. »

Il faut savoir que l’infiltration du Mossad ne concerne pas seulement les Etats-Unis d’Amérique. Depuis l’élection de Sarkozy en 2007, des agents du Mossad et des responsables de la police et de l’armée israéliennes ont été introduits discrètement mais très efficacement dans notre pays officiellement pour aider la police, l’armée et le gouvernement français dans la politique de maintien de l’ordre et de répression en cas de manifestations et d’émeutes. Les méthodes brutales couramment utilisées par l’armée israélienne contre les manifestants palestiniens ont été pour la première fois testées et utilisées lors du mouvement des gilets jaunes, d’où une violence policière que l’on n’avait jamais vue en France depuis au moins la fin de la guerre d’Algérie. D’où des gilets jaunes énucléés, mutilés, gravement blessés. Nous sommes chaque jour davantage traités comme des Palestiniens en Europe. La France devient une immense Cisjordanie, une large bande de Gaza.

AVANT même qu’entrent en vigueur les nouvelles dispositions législatives liberticides et totalitaires prévues par le garde des Sceaux (Nicole Belloubet) et le porte-parole de la République en marche (Laetitia Avia) pour complaire au Lobby, nous sommes entrés de plain-pied dans l’ère du goulag mental. Depuis la défaite du mouvement des gilets jaunes, on observe une très nette aggravation de la répression judiciaire. Le Système oligarchique, ayant pris peur au début de la fronde et sentant son pouvoir menacé, a décidé de frapper fort maintenant qu’il se sait ou se croit sauvé. Là où les penseurs dissidents étaient condamnés à de simples amendes, fussent-elles élevées, voire au maximum à de la prison avec sursis, les peines de prison ferme se multiplient désormais. Au point qu’on peut se demander si la France n’évolue pas à toute vitesse vers une situation à l’allemande ou à l’autrichienne où l’on peut rester de très longues années derrière les barreaux pour ne pas adhérer à certaines vérités officielles : quinze ans pour le poète Wolfgang Fröhlich en Autriche, douze ans pour l’avocat octogénaire Horst Mahler en Allemagne.

Depuis le début de l’année 2019, on a requis contre l’essayiste Alain Soral quatre ans de prison ferme : deux ans par le ministère public à Bobigny pour avoir simplement relayé sur son site Egalité et Réconciliation un clip de rap de gilets jaunes où le nom de Rothschild était symboliquement brûlé, ainsi que les photos de BHL et de Drahi, un an ferme pour avoir parlé de « déchetterie cacher » à propos du Panthéon où ont été enterrés Antoine et Simone Veil et le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné Soral à un an ferme avec mandat d’arrêt pour avoir reproduit les conclusions de son avocat sur son site. A ce rythme, sachant qu’il a de nombreuses autres procédures judiciaires en cours, cela pourrait dépasser les dix ans au final ! De la folie pure.

Dans le même ordre d’idées, le Bal des Quenelles de Dieudonné le 22 juin a failli être annulé. Mme Sophie Brocas, le préfet du département de l’Eure-et-Loir, où se tient chaque année cette fête, a écrit un courrier menaçant à l’humoriste, lui expliquant qu’elle envisageait sérieusement l’interdiction de cette manifestation, au motif qu’elle serait antisémite !

« Compte tenu d’une part de la thématique de cet événement qui vise à mettre à l’honneur le geste de la quenelle, dont la signification antisémite n’est pas douteuse, j’estime que cet événement constitue, eu égard à son contenu même, une atteinte à la dignité de la personne humaine, composante de l’ordre public, et envisage de l’interdire. » Au fou !

QUANT À NOUS, nous sommes également dans le collimateur. Le 23 octobre quatre dossiers seront plaidés contre nous devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris pour des écrits divers (nous y reviendrons ultérieurement en détails, tellement les poursuites sont ubuesques, on poursuit même des traits d’humour et du second degré !) et nous venons d’apprendre de la part de la BRDP (Brigade de Répression de la Délinquance contre la personne) que sept autres affaires sont instruites contre RIVAROL et son directeur. Nous serons convoqués très prochainement pour répondre aux policiers qui n’ont manifestement rien de plus urgent à faire dans un pays où se commettent chaque année des millions de crimes et de délits, où l’on observe une recrudescence des violences physiques de toutes sortes.

Soljenitsyne avait prédit que la tyrannie communiste de l’Est passerait à l’Ouest. Nous y sommes. Il n’est plus permis de penser, de parler, de réfléchir, de contester, de critiquer, d’argumenter. Le débat n’est plus possible. Nous vivons une régression d’une violence inouïe, spectaculaire et brutale. C’est l’ère du goulag. C’est l’heure de la prison des âmes et des corps, des intelligences et des volontés, des cerveaux et des cœurs. Face à cette tyrannie chaque jour plus implacable, plus terrifiante, plus oppressante, notre insurrection intellectuelle, morale et spirituelle doit être totale, ardente, conquérante. Au nom de la vérité et de la justice, la vraie ! Et dans l’espoir de recouvrer un jour cette douceur de vivre qui semble aujourd’hui durablement révolue. »

[…]

(lire la suite)

Jérôme BOURBON.

Editorial du numéro 3383 de RIVAROL daté du 26 juin 2019.

 

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